Accès aux technologies

Un service Internet fiable, abordable et à haute vitesse est maintenant devenu essentiel pour les étudiantes et étudiants de niveau postsecondaire au Canada. L’Internet est non seulement indispensable pour les communications sociales et les transactions financières, mais il est également requis pour s’inscrire aux cours, consulter son plan de cours, soumettre ses travaux et accéder aux ressources de la bibliothèque. Cette technologie a grandement amélioré l’expérience des étudiantes et étudiants en leur permettant de suivre des cours en ligne et d’accéder à des ressources, mais ce caractère indispensable entraîne également des frais additionnels et a donné lieu à de nouveaux écarts pour les étudiantes et étudiants qui font déjà face à des obstacles systémiques. En outre, la pandémie a creusé ces écarts en obligeant des centaines de milliers d’étudiantes et d’étudiants postsecondaires à travailler à partir de leur chambre, peu importe l’endroit où ils résident et leur accès à des outils technologiques à la maison.

Avant la pandémie, de nombreux étudiants sans outils technologiques devaient recourir aux installations sur le campus, comme l’Internet haute vitesse sans fil gratuit et des postes de travail. Cette situation en elle-même est regrettable, mais elle a été exacerbée par la pandémie de COVID-19 et l’obligation de suivre une formation à partir de la maison. Depuis mars 2020, de nombreux étudiants postsecondaires à faible revenu se retrouvent dans une situation intenable : large bande insuffisante et partage d’un seul ordinateur entre plusieurs utilisateurs. Cette situation ne peut pas durer et il faudra faire davantage pour combler l’écart technologique que subissent les étudiantes et étudiants de niveau postsecondaire à faible revenu qui ont besoin de ressources adéquates, surtout en situation de formation à domicile, imposée par la pandémie.

Au-delà de l’abordabilité, de nombreux étudiants qui travaillent de la maison au moyen d’un ordinateur adéquat ne sont toujours pas en mesure de suivre leurs cours en raison de leur mauvaise connexion Internet. Cet écart est particulièrement frappant pour de nombreux étudiants en région rurale, qui n’ont pas accès au service à large bande rapide qui existe dans les villes. Le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes estime que seulement 68 % des résidents des régions rurales du Canada ont accès à un service Internet suffisamment rapide pour utiliser les applications de vidéoconférence nécessaires à l’apprentissage en ligne. Dans les villes, cette statistique atteint 100 %. Reconnaissant cet écart qui touche les étudiantes et étudiants des régions rurales, le gouvernement fédéral a promis d’accélérer ses investissements et de brancher 98 % des Canadiens à un réseau haute vitesse d’ici 2026. Cette cible est évidemment bien accueillie, mais elle doit absolument être atteinte et il faudra en faire davantage en attendant pour aider ceux et celles dont l’accès et les ressources sont limités.

Pour cette raison, l’ACAE recommande que le gouvernement du Canada prenne les mesures suivantes pour #ComblerLesÉcarts relativement à l’accès aux technologies et à l’Internet haute vitesse pour les étudiantes et étudiants de niveau postsecondaire:

  • Accélérer les investissements, en prenant des mesures immédiates pour améliorer l’accès à l’Internet haute vitesse, partout au Canada.
  • Engager des fonds additionnels pour offrir des technologies numériques appropriées aux étudiantes et étudiants postsecondaires à faible revenu qui en ont besoin.