Aide financière aux étudiantes et étudiants

La pandémie de COVID-19 a entraîné une fragilité et des difficultés financières pour de nombreux étudiants. Alors que ces derniers accumulent en moyenne 17 000 $ en dettes d’études, bon nombre d’entre eux ont été frappés par des pertes d’emploi attribuables à la pandémie, mais font également face à des perspectives d’emploi incertaines à long terme. L’aide immédiate fournie par le gouvernement du Canada, sous la forme de la Prestation canadienne d’urgence pour les étudiants (PCUE) et de la bonification de la bourse canadienne pour étudiants (BCE), s’est révélée cruciale à court terme pour les étudiantes et étudiants, leur permettant ainsi de payer leur loyer et leur épicerie, ainsi que leurs frais de scolarité. Cette aide a été très appréciée et les données de Statistique Canada montrent qu’elle a beaucoup fait pour atténuer l’anxiété financière des étudiantes et étudiants au cours de l’été 2020. Alors qu’ils ont été nombreux à perdre leur emploi d’été, la PCUE et la BCE bonifiée se sont révélées indispensables pour les étudiantes et étudiants de partout au pays.

Même si cette aide d’urgence était absolument nécessaire, la pandémie et les perturbations économiques qui en découlent se prolongent. Selon Statistique Canada, on pourrait observer un taux de chômage élevé chez les jeunes pendant plusieurs années et la cohorte de 2020 pourrait perdre de 23 000 $ à 44 000 $ en gains cumulatifs au cours des cinq prochaines années, ce qui rend le remboursement de leur dette d’études particulièrement difficile. À la lumière de l’immense soulagement que cette aide immédiate a apporté aux étudiantes et étudiants et comme que le Canada pourrait prendre plusieurs années à se remettre de cette pandémie, il importe que le gouvernement fédéral continue d’investir dans des mesures de soutien financier en lien avec la pandémie et de verser des bourses additionnelles non remboursables aux étudiantes et étudiants à revenus faibles et moyens.

Pandémie ou pas, l’idée de rendre les études postsecondaires plus abordables et accessibles pour les étudiantes et étudiants à revenus faibles et moyens est toujours excellente. Une aide financière directe, non remboursable, sous la forme de bourses est une méthode éprouvée pour rendre l’éducation plus abordable pour ceux et celles qui veulent poursuivre des études supérieures, mais qui n’en ont pas les moyens. Le maintien de programmes, tels que la bourse canadienne pour étudiants, les bourses des organismes subventionnaires et la bonification de la Subvention incitative aux apprentis, aidera les étudiants plus marginalisés et ceux qui veulent se recycler à accéder à une formation postsecondaire abordable.

Par conséquent, l’ACAE recommande que le gouvernement du Canada prenne les mesures suivantes pour #ComblerLesÉcarts entourant l’aide aux étudiantes et étudiants en contexte de pandémie, ainsi que pour assurer l’accessibilité et l’abordabilité des études supérieures:

  • Maintenir les niveaux de financement de 2020-2021 de la bourse canadienne pour étudiants dans le cadre du Programme canadien de prêts aux étudiants en réaction à la COVID-19, pour ainsi doubler la bourse maximale versée aux étudiants admissibles, de 3 000 $ à 6 000 $ par année universitaire, et pour les années suivantes.
  • Élargir la déduction pour dépenses de travail à domicile aux étudiants postsecondaires canadiens obligés de poursuivre leurs études à la maison en raison de la COVID-19.
  • Augmenter le financement des programmes de bourse du CRSH, CRSNG et des IRSC sur une base récurrente afin que les bourses versées reviennent à leurs niveaux de 2011.
  • Réduire les obstacles financiers liés aux stages en élargissant la Subvention incitative aux apprentis de façon à verser une aide directe couvrant la première année de la formation en apprentissage.