Emplois pour les étudiantes et étudiants

Avec plus de 630 000 emplois perdus entre mars et décembre 2020, il apparaît évident que la COVID-19 a eu un effet grave et durable sur l’économie canadienne. Les jeunes au Canada (âgés de 15 à 24 ans) ont été durement touchés par le ralentissement économique : à preuve, le taux de chômage élevé de 27,2 % enregistré en avril 2020, par rapport à un taux pour la population générale de 13,0 %. Les emplois pour les jeunes canadiens prennent également plus de temps à revenir, puisque le taux de chômage chez les 15 à 24 ans demeure à 17,7 % alors que celui de la population générale a chuté à 8,6 %. C’est en partie parce que de nombreux jeunes canadiens, incluant les étudiants, travaillent en plus grand nombre dans les secteurs de la vente au détail et des services, qui ont été durement frappés par la pandémie de COVID-19, mais également parce que les jeunes canadiens ont généralement moins d’ancienneté sur leur lieu de travail et sont souvent les premiers à perdre leur emploi lors d’une récession.

Cet écart entre les jeunes et la population générale sur le plan du chômage doit faire l’objet d’une attention et d’investissements soutenus du gouvernement fédéral. La stimulation de la création de bons emplois pour les étudiantes et étudiants postsecondaires sont des investissements essentiels dans la main-d’œuvre de demain, surtout au regard des dommages causés par les confinements successifs imposés en lien avec la COVID-19. Les initiatives, telles que le programme Emplois d’été Canada et la Stratégie emploi et compétences jeunesse, étaient indispensables avant la pandémie et doivent maintenant être bonifiées pour répondre à des besoins accrus. En outre, d’autres investissements devraient être réalisés dans des programmes tels que le Programme de stages pratiques pour étudiants, afin d’offrir aux étudiants en voie d’obtenir leur diplôme l’expérience de travail dont ils ont besoin avant de commencer leur carrière. Enfin, compte tenu de l’ampleur des difficultés économiques au Canada, il importe également d’offrir le plus de possibilités d’emploi possible aux étudiantes et étudiants, ce qui comprend les étudiants internationaux et ceux qui ont plus de 30 ans, pour assurer une solide reprise de l’emploi une fois la crise terminée.

Par conséquent, l’ACAE recommande que le gouvernement du Canada prenne les mesures suivantes afin de #ComblerLesÉcarts sur le marché du travail canadien:

  • Prendre appui sur les investissements actuels dans le programme Emplois d’été Canada, le Programme de stages pratiques pour étudiants et la Stratégie emploi et compétences jeunesse afin de créer plus de possibilités d’emploi pour les étudiantes et étudiants de niveau postsecondaire.
  • Créer un programme inspiré du programme Emplois d’été Canada afin d’offrir aux étudiantes et étudiants des emplois à temps partiel pendant l’année scolaire, emplois qui permettraient d’acquérir des expériences pertinentes et en lien avec leur domaine d’étude.
  • Modifier les critères d’admissibilité du programme Emplois d’été Canada pour rendre le programme accessible aux étudiants internationaux ainsi qu’aux étudiants âgés de plus de 30 ans.